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Mise en place de points de récolte de produits hygiéniques féminins à Ath

Les protections menstruelles ne doivent pas être un luxe !

La Ville d’Ath, 2 citoyennes engagées (Aurore Renard et Laurence Meunier), l’Asbl BruZelle, le CPAS d’Ath, Infor Jeunes Ath ASBL, le Planning familial d’Ath, Amosa, La Croix Rouge, Saint Vincent de Paul, le Carré et l’Agora Club du Pays Vert s’associent pour cette belle cause. 

Encore trop tabou, c’est pourtant un sujet d’ordre social, médical et économique. Avoir ses règles, c’est une réalité de plus de 3 millions de femmes dans notre pays. 

En Belgique, on estime qu’une femme dépense en moyenne près de 5300 Euros au cours de sa vie en protections périodiques. Un coût qui est loin d’être anodin pour de nombreuses femmes en situation de précarité.

Un groupe de travail s’est constitué avec deux jeunes citoyennes, Laurence Meunier et Aurore Renard, le tissu associatif local et les acteurs sociaux de la Ville d’Ath afin de mener un projet collaboratif et pérenne afin de faciliter l'accès aux produits d'hygiène intime en organisant des collectes de protections périodiques.

L’asbl BruZelle (association qui lutte contre la précarité menstruelle) est également associée à ce projet.

Ce projet qui débute ce lundi 29 mars, vise à lutter contre la précarité menstruelle dont les femmes font l’objet. Cette précarité a pour origine le manque d’information ou le manque de système de prise en charge adapté comme par exemple le coût élevé des protections hygiéniques.

En effet, les protections hygiéniques sont payantes alors que ce sont des protections essentielles pour toutes les femmes, sans exception. Pour les femmes précarisées, l’inégalité est encore plus grande puisqu’elles sont parfois obligées de s’en passer ou de les garder plus longtemps au risque de mettre leur santé en danger (cela peut même mener à des infections qui peuvent parfois être mortelles).

Le contexte de crise sanitaire a rendu encore plus difficile l’accès des femmes à ces produits.

« Le fédéral a déjà baissé la TVA de 21% à 6% sur ces produits (en sachant que les règles de l’Union Européenne ne permettent pas de descendre en dessous de ce seuil). Cette victoire a été rendue possible grâce à la mobilisation des associations de femmes et en particulier du Collectif Belges et Culotées. 

Il est essentiel de renforcer l’accessibilité à ces produits. Quand on va au cinéma ou à l’école, on ne doit pas apporter son papier toilette !  

L’initiative athoise complétera donc celle de la Fédération Wallonie Bruxelles votée ce 9 mars dernier de mettre à disposition des protections périodiques dans toutes les écoles du primaire au supérieur.

Nous estimons que les menstruations ainsi que la précarité menstruelle ne doivent pas principalement être considérés comme des problèmes uniquement féminins, ni être traitées comme un sujet tabou.

Concrètement comment cela marche

Concrètement, différents lieux au sein de l’entité seront des points collecte, où les citoyen.ne.s pourront faire leurs dons via une boite à l’effigie de l’association “Bruzelle” (association qui lutte contre la précarité menstruelle), tels que :
- Croquez Nature (rue Ernest Cambier, 37- 7800 Ath),
- La Croix Rouge (Ch. De Bruxelles, 146 – 7800 Ath)
- Pharmacie Ronlez (Ch. de Grammont, 55 à Ghislenghien)
- Pharmacie Multipharma (Ch. de Mons, 83 – 7800 Ath)
- l’administration communale d’Ath au guichet d’accueil (rue de Pintamont, 54 -7800 Ath)
- Le cabinet Beuriot (Agora Club du Pays Vert) (rue du Collège, 4 – 7800 Ath)
- …. Au fur et à mesure de l’avancée du projet, de nouveaux lieux viendront compléter ceux-ci.

Nous invitons les citoyennes et citoyens à y déposer uniquement des serviettes hygiéniques jetables

Pourquoi ce choix de produits jetables et exclusivement des serviettes menstruelles emballées individuellement ?

« Les serviettes menstruelles sont collectées en sachets complets ou entamés, voire à la pièce. Ces serviettes seront manipulées par différentes personnes entre le moment où vous faites le don et celui où les bénéficiaires reçoivent leur trousse. 
L’hygiène ne peut être garantie d’un bout à l’autre de la chaîne que si chaque serviette menstruelle est emballée individuellement. 

Pourquoi ne trouve-t-on pas de tampons dans les trousses « BruZelle » ?

Le tampon peut sembler une alternative intéressante à la serviette hygiénique pour la plupart d’entre nous mais son utilisation est souvent déconseillée pour les femmes qui vivent en situation de grande précarité et principalement dans la rue.

Être sans domicile fixe entraîne souvent la perte de la notion du temps. L’utilisation d’un tampon implique son remplacement à intervalles réguliers et, si ce n’est pas le cas, il y a un risque de choc septique. 

Nous avons pris la décision, sur les conseils des acteurs de terrain, de ne plus collecter ni distribuer de tampons dans les trousses BruZelle.

Pourquoi ne pas encourager l’usage de la coupelle menstruelle ?

La coupelle menstruelle dans notre quotidien peut sembler pratique, respectueuse de l’environnement et au coût abordable, mais il faut penser à la vider, la rincer, la laver, la stériliser et la conserver dans de bonnes conditions d’hygiène.

Le manque d’accès régulier à l’eau courante et à des conditions d’hygiène satisfaisantes rendent l’usage de la coupelle menstruelle compliquée. 

Nous avions réfléchi à cette possibilité et nous ne l’avons finalement pas retenue. » in https://www.bruzelle.be/fr/faq/ (site tiers, nouvelle fenêtre)

Le but est de les distribuer gratuitement et dans la dignité aux personnes menstruées en situation de précarité via les associations partenaires.

Plusieurs lieux seront des lieux de distribution (privés/communaux) où les citoyennes pourront se fournir en protection gratuitement : le CPAS, la Croix-Rouge, Saint-Vincent de Paul, le Carré, le Planning familial, Infor Jeunes et l’AJI.

Personne de contact

Jessica Willocq – Echevine de l’égalité hommes/femmes – 0496/11.06.13 - andpbGxvY3FAYXRoLmJl